Il faut que vous sachiez...

Voici à lire en intégrité, ( au fur et à mesure ), un roman imaginaire un peu magique avec suspens et petits frissons.

Il y aura d'autres "Le coffret polichinelle" qui suivront. Je vous tiendrai au courant. Pour le moment faites connaissance avec cette nouvelle forme ( fictive ) de voyance par "le cube" ( Bientôt viendra une image de la page couverture )

J' écris d'un jet. Alors cette histoire est appellée à subir régulièrement des changements, améliorations et corrections orthographiques.



Pécision:


Mon histoire se lit de haut en bas. J'ai modifié en ce sens les dates des posts pour vous éviter de devoir chercher le début en partant de la fin. Bref : Ca commence ci-dessous. Bonne lecture !

MESSAGE IMPORTANT!
Merci bcp de vos encourragements ! Par vos réponses à mon sondage en bas, vous me donnez le goût de continuer, je vais la rendre jusqu'au bout celle-là ! C'est grâce à vous. Continuez. Et votez SVP, juste en bas du roman. Pour m'attirer du trafic. Merci.


samedi 29 décembre 2007


Chapitre 1 : L'ambiance.



Daphnée et Amélie, froussardes de nature mais d'une curiosité dénaturée, avait une certaine tendance à la torture. Du moins c'est ce que l'on aurait pu croire puisqu'elles ne rataient pas un film, pas un livre, pas un reportage, ou un conte, qui relate une histoire qui porte sur les phénomènes inexpliqués et les mondes parrallèlles. L'inconnu fait peur et elles recherchaient toujours cette sensation. La peur. Comme si elles se nourriassaient d'adrénaline. Les esprits en particulier étaient un domaines qui les fascinaies. Elles s'intéressaient de près aussi aux légendes urbaines et aux dossiers classés mystères.

Ce soir là, enfin installées dans leur nouvel et tout premier appartement à elles, elles décidèrent de s'offrir une soirée frissons. Bien calées dans leur vieux canapé, les jambes relevées, dans le noir noir, les rideaux tirés.

- J'ai un peu peur là j'avoue.
- Moi aussi, on allume ?
- Oui, vas-y toi.
- Ah ! Non ! Je ne mets pas un pied à terre !
- Voyons donc, Amélie, tu exagère, ça n'est pas le premier film d'épouvante que l'on écoute toi et moi.
- Tu as raison, alors pourquoi tu n'y vas pas ?
- Donnes-moi la télécommande que j'arrête ce film deux minutes.
- Ça n'est pas toi qui l'ai ?
- Non, c'est toi la dernière à l'avoir prise. Tu voulais faire une pause pour aller au petit coin.
- Ah c'est vrai zut ! J'ai remis le film en marche directement du lecteur en revenant. Je dois avoir laissé la télécommande à la salle de bain.

La sonnette de la porte d'entrée retentit. La porte s'ouvrit. Quelqu'un entra et alluma.

- Maman ! Je suis contente de te voir. S'exclama Daphnée. Et c'était plus que vrai. Amélie aussi était soulagée d'ailleurs.
- Bonsoir ma tante ! L'acceuilla t-elle joyeusement. Fay fronça les sourcils, d'un air faussement réprobateur, son sourire en coin.
- Vous êtes encore à visionner des films pour vous faire peur à ce que je vois. Un film de fantômes c'est ça ? d'esprit frappeur ? D'exorcisme ? C'est bien vous ça les filles. Telles que je vous connais vous allez téléphoner à Maxime ou Steve pour venir passer la nuit avec vous ensuite, ne me dites pas le contraire.

Daphnée, en se levant et se dirrigeant vers le téléviseur pour mettre fin à cette projection angoissante juste comme l'actrice principale allait ouvrire la porte pour franchir le seuil d'une terreur qu'elle ne soupçonnait pas encore en découvrant enfin que ça n'était malheureusement pas son petit ami qui avait lancé ces cailloux à sa fenêtre. Rouspetta:

- Maman, franchement, ça fait longtemps que je n'ai plus besoin de mon grand frère pour me rassurer. De toutes façons, parlant de Maxime, tu savais qu'il avait une nouvelle copine ?
- oui je sais, je l'ai même rencontrée une fois. Il est venu me la présenter. Elle a l'air très gentille.
- Je n'oserais pas le déranger avec de petites phobies alors qu'il est sous le coup du coup de foudre. Nous n'avions même pas peur d'ailleurs, alors... D'un petit regard en coin échangé avec Amélie, Daphnée s'avoua soulagée que Fay soit arrivée. Les deux cousines savaient très bien qu'elle avait raison. Elles auraient sans aucun doute appelé Maxime ou Steve, le frère d'Amélie, pour venir à leur rescousse dans les prochaines minutes comme elles le faisaient souvent. Se dirrigeant vers le fauteuil, Fay annonça:

- Venez voir ça les filles. J'ai trouvé ce truc chez un antiquaire. Ça doit bien avoir 1000 ans ! Je ne sais pas à quoi ça sert mais c'est vraiment très intéressant. Elle sorti de son sac un cube en bois d'environ un pied carré orné de signes et figures étranges rappellant la sorcellerie.

-Alors, qu'est-ce que vous en dites ? Les filles restèrent médusées un moment. Puis Amélie commenta :
- C'est magnifique ! Et Daphnée renchérit :
- Ça alors ! Qu'est-ce que ça peut bien être ? Où l'as-tu déniché tu disais ? Elles réagissaient bien comme Fay l'avait éspéré. Elle savait qu'elles allait "adorer"
- Chez le nouvel antiquaire, tout près d'ici. Cet objet est vraiment fascinant! Ah! Il faut que je vous raconte: Le vendeur était un type très étrange. Un vieil homme à l'air vraiment dérangé. Son fils était là aussi et franchement, il ne donnait pas non-plus l'impression d'un homme très équilibré. Les filles l'écoutaient à peine.
- Mais maman, dis-moi, tu as du débourser une fortune !
- Finalement non. Ça ne m'a rien coûté. Attendez que je vous raconte.
- Mais... l'interrompit Amélie s'accroupissant à la hauteur de la table du salon où Fay venait de déposer l'objet. Il faut bien que ça serve à quelque chose, il doit bien y avoir moyen d'ouvrir ce truc, mais je ne vois aucune penture.
- Vous m'écoutez ? Amélie s'excusa:
-Oui, deux mecs bizarres, continus, pardon.
-Les filles, vous auriez du voir ça. Deux vrais fous ! Le vieil homme, au départ, était seul dans l'avant-boutique. Il était très aceuillant et jovial et semblait tout à fait normal. Mais dès que je me suis approchée du cube, il est devenu nerveux. Il est venu vers moi et m'a dit :
- Cet objet ne sert à rien mais pour décorer ça a vraiment un cachet unique. Je regardais le cube, il était posé sur une tablette tout au fond du magasin. L'homme restait là, derrière moi, à regarder par dessus mon épaule. Il piétinait. Vous savez comme je suis, je n'aime pas ce genre de proximité. J'ai voulu m'éloigner mais c'est à ce moment là qu'il s'est décidé à me dire:
- Faites un prix. Il est à vous. Alors j'ai pris l'objet pour mieux l'observer. mais il me l'a presque arraché des mains. Il me dit: attention ! Ça n'en a pas l'air comme ça mais c'est très fragile. Il l'a apporté jusqu'au comptoir. Je l'ai suivit. Laissez-moi vous dire que j'étais bien plus à l'aise maintenant qu'il y avait ce comptoir pour nous séparer. Toujours est-il qu'il a déposé le cube entre nous et m'a demandé à ce moment combien j'étais prête à payer. Je réfléchissais et lui avait l'air de réfléchir aussi. Je lui proposai d'abord cent dollars mais je suis persuadée que ça en vaut beaucoup plus. Il ne répondait rien. Il restait là et se frottait le menton en hochant la tête. On aurait dit qu'il allait changer d'idée. Il avait vraiment l'air tiraillé entre un oui et un non, il se grattait nerveusement les joues, le front, puis se raclait la gorge. Je devenais mal à l'aise. Je lui donnais encore dix secondes avant de lui lancé : Alors, tu me le vend ton machin oui ou non?
-Mais tu disais que tu ne l'avais pas payé.
- J'y arrive. Je commençais à penser qu'il n'osait pas me dire que mon offre était ridicule mais non, il me dit finalement : Regardez ce que l'on va faire. Je vous l'offre mais il faut me promettre de ne pas l'ouvrir d'accord ?
-Ah! Ha! Je savais que ca s'ouvrait !
-Mais attendez, il ajoute alors bien sérieusement: Cet objet, madame, est un objet maudit. Les filles, rendez-vous compte ! Il y a des gens qui ont vraiment beaucoup trop d'imagination. Il poursuit en me disant : C'est un coffret polichinelle. Un très très vilain polichinelle madame. Un polichinelle maléfique, je vous le dis, vous devez me croire. À ce moment là un jeune homme est sorti de l'arrière boutique. Et là il regarde une seconde la scène, constate et s'objecte :
- Papa ! qu'est-ce que tu fais ? Tu ne peux pas vendre le cube, tu es fou ! Alors le vieux me le mit dans les mains en grommelant puis il répondit à son fils sans le regarder:
- Je sais ce que j'ai à faire. Retourne à l'inventaire. Mais l'autre resta là et s'adressa à moi :
- Écoutez madame, je vous assure que vous êtes entrain de faire la pire bêtise de toute votre vie, croyez-moi... Ne prenez pas ce coffret. Je souris, j'étais embarrassée. Que répondre à ça ?
Je dis alors:
- Je trouve pourtant qu'il a l'air très inoffensif, et il est magnifique, je le prends. Alors il m'a dit que j'avais tord de me fier aux apparences et que je n'allais pas tarder à regretter mon choix. J'en avais assez de rester là, jouant le jeu. Si j'étais restée une seconde de plus je les aurait traités de détraqués. Mais je préférais rester polie alors je m'excusai de devoir partir, leur souhaitai une bonne journée et commençai à m'éloigner. Le jeune homme, alors, m'a crié dessus : Ne l'ouvrez surtout pas ! Je vous en conjure, ne l'ouvrez pas. Et juste avant que je franchisse la porte il a ajouté : Je vous aurai prévenue ! J'aurai vraiment tout entendu dans ma vie ! Les filles étaient très intriguées. Fay poursuivit :
- J'ai d'abord cru que le vieux agissait ainsi pour m'intriguer. Une tactique de vente très original mais puisqu'il me l'a donné... Elle jeta un coup d'oeil à sa montre et remballa sa précieuse trouvaille.
-Mes puces, il faut que je vous quittes. J'ai une grosse journée demain, vous vous sentez assez braves pour passer la nuit seules ?
- Ne t'en fais pas pour nous ma tante, voyons ! On est plus des bébés.
- Ah mais pour tout te dire, maman, on s'est peut-être fait des peurs avec ce film. Je crois que l'on devrait se distraire un peu. Laisse-nous ton cube, on va l'étudier de plus près. Ça nous fera passer le temps et penser à autre chose que ce film de revenants que l'on écoutait avant que tu n' arrive. Perspicaces comme on est, tu sais bien, s'il a une utilité ton coffret, on va la trouver hein Amélie ?
- Oui ! Ça c'est certain, allez ma tante, on en prendra bien soins.
- Toutes ces histoires de malédiction ne vous effraies donc pas ?
- pfffffff, fit Amélie, ça ne peut pas être pire que le film de tout à l'heure.
- Moi ça me va. Je suis tout à fait de cet avis mais vous qui êtes beaucoup plus impressionnables, d'ordinaire, cela me surprend que vous vouliez même y toucher après ce que je vous ai raconté. Bon et bien, si quelques démons se présentent, faites brûler de l'encens. Fay rigolait bien sur. Elle embrassa les filles et quitta, pas le moins du monde inquiète.

-Impressionnables ? Nous ? Rigola Amélie. Bon, peut-être un peu mais réalistes aussi. Un cube de bois maudit, qu'est-ce que tu en dis ? Elles rirent toute les deux, d'un petit rire excité, par la curiosité. Elles étaient très intriguées.

Les deux cousines, avec grand intérêt, apportèrent le cube sur la table de cuisine allumant toutes les lumières sur leur passage.

- Elle est bien drôle ta mère !
- Pourquoi tu dis ça ? Elle sait bien qu'il n'y a pas de quoi avoir peur, elle nous taquinait.
- Je ne parle pas de ça mais du fait qu'elle soit venue comme ça. Elle fait toujours ça, passer juste une minute et repartir. Elle a toujours un nouveau prétexte pour venir mettre son nez.
- La tienne fait ça aussi je te ferai remarquer.
- Je sais.
- Elles ne veulent pas croire qu'à 18 ans, on puisse être capables de s'occuper de nous toutes seules. Il parait qu'on ne cesse jamais de s'en faire pour ses enfants.


Chapitre 2 : l'observation.



Elles déposèrent l'objet et se penchèrent pour le scruter sans un mot pendant un moment. Elles le firent tourner sur lui-même plusieurs fois lentement pour bien étudier ses motifs. Il en était couvert. Pas un pouce carré n'était paré d'un point, d'un trait, d'une courbe ou autre. Le cube entier était un hiéroglyphe en 3D. Un de ses côté était plus lourd que les autres. On pouvait en déduire qu'il s'agissait de la base.
- Daphnée, regarde !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- La face du dessus du cube semble être sculptée dans deux pièces différentes contrairement aux autres faces.
- Quoi ?
- Oui, regarde, le cercle au centre... Ah ! tiens ! J'avais raison, il tourne !
- Super ! Ça doit être comme ça que l'on ouvre.
- J'ai fait tout le tour pourtant et rien n'a bougé.
- Essaie plus lentement.
- Toujours rien.
- Hé regarde ! Je viens de remarquer quelque chose. Chacune des faces est différente des autres par ses motifs sauf pour son centre. Le même cercle au centre revient sur chacune, mais orienté différemment. Tu vois l'horloge grand-père ? Sur cette face elle est debout. Sur celle-ci elle est orientée vers le bas. Sur celle-là vers la gauche et sur la dernière vers la droite. Mais aucun des autres cercle ne tourne.
- Je me demande si en dessous... commença Amélie... Elles penchèrent doucement le cube pour constater qu'en dessous il n'y avait pas d'horloge dans le cercle central. Juste des rayons rappelant avec le dit cercle, une roue de chariot.
- Daphnée !
- Quoi ?
- Regarde ça ! Les horloges affichent toutes des heures différentes !
- Tu as raison ! On doit approcher de la solution.
- Alors voyons voir... Récapitulons... Comme indice on a : Une roue de chariot; une horloge grand-père dans quatre sens différents qui montre quatre heures différentes. cinq avec celle du dessus mais dont la position reste à déterminer.
- J'imagine que tous les autres motifs doivent être des pseudos symboles magiques. Je crois vraiment que la clef pour ouvrire réside en la compréhension de la signification de cette horloge. L'heure signifie le temps. Tu l'as faite tourner dans quel sens le cercle tout à l'heure ?
- Je ne sais pas, comme ça. Dans le sens des aiguilles d'une montre.
- Ok. Donc ça n'est pas la solution. L'heure, le temps, l'heure... Attends. Sur celle du dessus il est minuit.
- Ou midi.
- Tu as raison, je préfère midi. Sur celle-ci il est une heure, celle-là deux heures, l'autre trois heures et la dernière quatre heures. Si l'on suivait l'ordre du temps en orientant l'horloge du dessus par rapport à celles du tour. Ça voudrait dire de la tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Amélie s'executa.
- Ça ne donne rien. C'aurait été trop simple. Ça n'aurait pas valu de faire tout ce mystère pour quelque chose qui aurait pu se trouver par hasard en tournant simplement la rondelle dans un sens puis dans l'autre.
- Tu as raison, Mais alors... Pointe ton horloge vers celle qui marque une heure. Ensuite, si je regarde celle qui marque deux heures, elle a la tête en bas. En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, place ton horloge pareillement. Maintenant celle qui marque trois heures est couché vers la gauche.
- Je reviens dans le sens inverse. Et je retourne ensuite dans le bon sens pour la coucher vers la droite comme la dernière horloge. Le même principe que le cadenas à numéros en fait. Mais la roue ?
- Je ne sais pas trop.
- Ça ne devait être qu'un indice. La roue tourne et tourne ça devait être pour nous signaler que quelque chose devait tourner mais je l'avais déjà remarqué.
- Je crois qu'on y est.
- Désolée, c'est pas ca.
- Non ? Attends. un heure, comme ca, deux, heures comme ca... Ah! Je sais. Quand tu tourne dans le sens inverse des aiguille d'une montre l'heure devrait reculer et non avancer. Donc tu t'oriente comme on disais vers l'horloge qui marque une heure. Ensuite, en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre tu vas coucher ton horloge vers la gauche. Comme celle qui marque trois heures, tu pige ? Donc quand tu reviendras dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ce sera pour positionner ton horloge la tête en bas comme celle qui marque deux heures. Puis tu remonte dans le sens correct pour atteindre quatre heure donc coucher ton horloge vers la droite. Amélie s'éxécutait au fure et à mesure et alors un clic se fit entendre dès qu'elle eut couché l'horloge à droite. Les filles sautèrent de joie. Amélie voulu tenter de voir par ou il fallait ouvrir mais Daphnée l'arrêta. Elle empoigna le téléphone en disant:
- Je veux que ma mère voit ça avec nous ! Amélie lui arracha l'appareil.
- Arrête, elle est partie dormir ta mère. Il est bien trop tard pour téléphoner chez les gens. On lui montrera demain, allez, on continus.
- D'accord. Voyons ce qu'il y a là dedans. Bizarrement, bien que la jubilation soit la plus forte, il y avait, qui se mélangeait à elle, une impression partagée de profanation. Elles allaient découvrir ce que recélait cet objet dit maudit, bien que sans aucun doute tout à fait inoffensif, et ce, contre les avertissements répétés d'un vieil homme qui devait savoir ce qu'il contenait mais qui ne savait évidamment pas ce qu'il disait. Les divagations d'un vieux fou n'allaient pas les empêcher de satisfaire leur légendaire curiosité. N'empêche, quelque chose leur disait qu'elles ne devraient pas. S'il était fermé au moyen de ce mécanisme, ça devait être parce qu'il ne devait pas être ouvert par n'importe qui. D'un autre côté, puisqu'elles avaient trouvé, elles ne devaient pas être n'importe qui. De toutes façons, elles allaient ouvrir quand-même.


Chapitre 3 : La découverte.



Les quatre côtés latéraux du cube se rabattaient sur la table de sorte que la pièce du fond, au centre se trouvait plus haute que les autres d'une auteur égale à l'épaisseur du bois. La face du dessus, elle, devenait amovible. En la soulevant on obtenait un carré de bois troué au centre. Le cercle qu'il avait fallu tourner pour ouvrir étant resté fixé sur un petit dispositif très décoratif qui trônait sur le dessus de ce qui semblait être une boule de cristal fixée elle à l'intérieur de la pièce centrale. Une boule de cristal sur un socle magnifique en bois sculpté comme le reste à travers lesquelles gravures les cousines reconnurent le signe de l'infinie. Un huit un peu allongé en position horizontale.

Sur la face interne de la pièce du dessus du cube, que l'on pouvait maintenant désigner comme étant le couvercle du coffret, il y avait des inscriptions mais les filles ne les lurent pas tout de suite. Elles admirèrent l'objet magnifique sortie tout droit d'un filme fantastique qui se trouvait devant elles. Elles n'en revenaient pas. Jamais elles n'auraient pu imaginer. Personne , d'ailleurs, ne l'aurait pu. Juxtaposant le carré central, les côtés rabattus sur la table offraient aussi des dispositifs assez particuliers sur leur face maintenant dévoilée. Sur le carré que l'on plaçait machinalement devant soi en ouvrant le cube il y avait le tracé d'une main, creusé dans le bois. Une main droite dans la paume de laquelle se trouvait un cristal presque plat,un peu bombé et transparent de la circonférence d'une balle de golf. Un cristal semblable mais beaucoup plus petit était aussi incrusté sur la deuxième phalange de chacun des doigts pouce y compris. Les autres carrés étaient tous trois identiques. on y trouvait un creux. Socle pour y faire tenir debout une chandelle, c'était évident car à côté de ce socle se trouvait, insérée dans une forme creusé à cet effet, une chandelle retenue par une cordelette de cuir nouée. Une chandelle rouge à moitié consumée. À côté de chacune des chandelles se trouvait un numéro gravé dans le bois. Un, sur la planchette gauche, deux sur celle opposée à la main et trois sur la droite.
Les filles se laissèrent tomber sur leur chaise. Wow! Elles s'était exclamées ensemble.
- Incroyable ! ajouta Amélie.
- Vraiment !
- Je n'en reviens pas !
- On a une loupe ?
Il leur en fallu une pour déchiffrer les écritures à l'intérieur du couvercle.
- Alors, qu'est-ce que ça dit ? Demanda Daphnée à Amélie qui déchiffrait les pattes de mouches gravées avec quelque chose de très petit il y a apparemment très longtemps d'après l'usure du bois probablement due à de multiples manipulations.
- Vous avez ouvert le cube. Êtes-vous prêt pour ce qui va suivre ? Le cube pourrait vous le dire mais attention. Le cube ne ment jamais. Il donne ses prédictions et elles s'avèrent toujours vraies. Je sais ce que je dis. C'est moi qui l'ai conçu. posez et allumez les chandelles dans l'ordre, placez votre main droite à l'endroit montrée, posez une question et attendez la vérité. Observez et vous verai. Émile dit de Lacoursière. 1838.
- wow ! 1838 !
- Il y a autre chose d'écris plus bas mais d'une écriture moins nette. Plus nerveuse on dirait, c'est écrit tout croche attends: La première prédiction que le cube ai donné est la suivante : Le cube ne sera jamais détruit. Ni caché, ni conservé. Il deviendra connu, il aura circulé. Et dire que c'est là ce que j'avais souhaité.
- Bizarre... Commenta Daphnée.
- Un autre genre de dérangé. Il doit être un lointain parent des gens qui tiennent la boutiques dont ta mère nous a parlé.
- C'est ça, oui. En riant, Daphnée continua: et ce cube est leur seul héritage, c'est pour ça que le fils ne voulait pas le vendre. Amélie rigolait aussi. Tout ca leur semblait d'un ridicule !
- Ça se pourrait, mais quand même, ça n'est pas une raison pour devenir fous.
- Non, ça c'est leur héritage génétique. Les filles pouffent de rire en coeur puis reviennent au cube. En l'orientant vers elle et mimant de poser sa main à l'emplacement prévu, Daphnée demanda sur un ton suspicieux, comme accordant une personnalité propre à l'objet, même s'il était évident qu'il n'allait pas lui répondre: Alors comme ça tu prédit l'avenir ... ?

Chapitre 4 : La constatation.



- Arrête !
- Quoi ?
- N'y touche pas, c'est trop étrange, je n'ai pas confiance.
- Tu crois à toutes ces âneries ?
- Bien sûr que non, mais il y a quand-même quelque chose de louche. C'est comme pour la planche de ouija. On n'y croit pas toi et moi mais ca n'empêche que l'on ne s'y risque pas.
- Je ne vais pas m'électrocuter, quand même ! Et puis le fait que ce soit la main droite plutôt que la gauche me rassure.
- Ah bon ?
- Oui, la main droite émet. La main gauche reçoit.
- De quoi parles tu ?
- D'énergie, d'informations, d'émotions, de pensées à la limite. Ce serait trop long à t'expliquer mais ce qu'il faut savoir c'est que c'est mieux ainsi. Enfin, selon moi. Je préfère émettre au cube, que de recevoir de lui. Ce que j'émets ne me fait pas peur contrairement à ce que lui pourrait peut-être m'émettre. Supposant qu'il puisse avoir quelque chose de crédible dans toutes ces débilités mais je paris que ça n'est qu'un jeu. Il doit y avoir des piles quelques part dans un compartiment caché. Un espèce de concept qui n'a pas percé ou qui n'a pas encore été commercialisé auxquels on aurait inventé une histoire puisque la mode est aux légendes de toutes sortes.
- Ça n'est pas fou ce que tu dis. Vas-y.
- Sauf que...
- Que... ?
- Les cristaux.
- Oui ?
- Admettant que cela date bel et bien de 1800 quoi déjà ? En tous cas, bien avant les gadget qui fonctionnent à piles. Disons que ce truc est vraiment ce que ce Émile chose prétend. Les cristaux me dérangent un peu.
- Ce doit être pour capter tes énergies.
- Oui mais translucides, les cristaux laissent tout passer.
- Quoi ? Mais ou prends-tu tout ca ?
- Des recherchers que je fais sur tout ce qui touche les domaines ésotériques.
- Je ne savais pas.
- Je n'en parle pas.
- Et qu'est-ce qu'ils ont ces cristaux tu disais ?
- Et bien les cristaux transparants ne filtrent pas ce qui passe à travers, comparativement aux cristaux teintés. Ils laissent tout passer. Si je laisse ce... Je ne sais quoi, capter disons mes énergies à travers ca, et si, par elles, il peut lire mon avenir. Toujours en supposant que cela puisse être possible. Il me révélait peut-être trop de choses. Des choses, peut-être, que je ne veux pas voir. On ne sait jamais.
- Tu exagère ! Et puis d'après son concepteur, ce cube prédit bel et bien l'avenir. Si c'est déjà tout tracé, que tu le vois dans cette boule ou pas, ce qui doit arriver arrivera.
- Je ne crois pas que l'avenir soit tracé à l'avance. Tu crois vraiment ça ?
- Je ne sais pas, personne ne le sait, alors tu te lance ou pas ? Oh ! Attends ! Les bougies ! Amélie, solennellement, posa dans l'ordre les bougies dans leur socle puis les alluma toujours dans le même ordre. Elle alla éteindre plongeant la pièce dans le noir presque total. Il ne brillait plus que la lueur des bougies et les reflets de celles-ci, illuminant la boule entre elles. Amélie justifia:
- Les lumière éteintes, ça met dans l'ambiance.
- Ok, attends, je vais demander... Une question sur l'avenir... ? Je ne sais pas. Je vais tenter quelque chose. Daphnée posa alors la main dans la main creusée sur la plaque de bois et demanda:
- Est-ce que ce cube me montrera réellement l'avenir ? À son grand étonnement, au centre de la sphère, apparut un point qui grandit et se définit peu à peu. Au bout de quelques secondes, elle put reconnaître finalement ce que lui montrait la boule. Le couvercle du coffret avec ses inscriptions gravées. Une goutte de cire rouge tombée dessus et une ombre penchée par dessus. Elle est ébahie. Elle ne comprend pas comment cela peut fonctionner mais elle trouve cela tout à fait fascinant. Elle voit vraiment une image dans la boule. Aussi clairement que dans un rêve, oréolé d'un fin brouillard bleudé. Il lui semble que tout ça est préprogrammé et qu'à n'importe quelle question, le cube aurait répondu par cette image. Un genre d'ollogramme sans doute. Dans l'image offerte par la boule il fait clair. Elle peut donc constater, autour du carré de bois, les motifs... Elle sursaute et du coude sur la table, effleure quelque chose qui tombe par terre. Elle empoigne une chandelle et court allumer la lumière. puis revint se planter debout derrière la chaise qu'elle venait de quitter la repoussant sous la table, décidée que la séance était terminée.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Amélie amusée. Puis en regardant bien Daphnée elle lui trouva le teint blême et le regard trop ahurit. Elle demande, un peu plus inquiète :
- Ça va ma belle ?
- Tu as vu ?
- Quoi ?
- Dans la boule, tu as vu comme moi ?
- Je n'ai rien vu du tout, je n'ai vu que toi qui regardait dans la boule en attendant qu'il se passe quelque chose. Daphnée se retourna pour voir et pour ramasser ce qu'elle avait fait tomber. Une goutte de cire tomba de la chandelle. Elle s'interrompit.
- Ah Non !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ah! non ! Ah! non !
- ...
- Amélie... Daphnée avait prononcé lentement le nom de sa cousine d'une voix grave qui laissait deviner qu'un problème s'annoncait. Amélie, déroutée par l'intonnation dans la voix de Daphnée, ne sachant pas du tout ce qu'elle devait penser, mais persevant la détresse de sa cousine, se précipita enfin pour voir ce qui mettait cette dernière dans cet état. Elle fut bien soulagée de ne voir sur le plancher que Le couvercle du coffret tout bonnement tombé là. Elle le ramassa et retourna s'assoire en rassurant Daphnée.
- Ça n'est rien, ma pauvre, c'est juste une goutte de cire qui est tombée dessus, je vais l'enlever.
- Attends ! Montre-moi.
- Tu en fais du cinéma, qu'est-ce qui te prend ? Amélie avait parlé en tendant l'objet à Daphnée. Cette dernière remis la bougie à sa place et prit la plaque dans ses mains. Tu te souviens de la question que j'avais posé ?
- Est-ce que le cube prédit vraiment l'avenir ? Un truc dans le genre.
- Est-ce que le cube me montrera réellement l'avenir ? Après avoir rectifié, Daphnée, respectueusement, gratta avec grande minutie la cire. Ce qui lui permit alors de lire le mot sur lequel elle était tombée.
- D'accord, et alors ? s'impatienta Amélie.
- Toujours.
- Quoi toujours ?
- C'est la réponse à ma question.
- Mais voyons donc, ma vieille, tu débloque ! Daphnée montra à Amélie le mot gravé dans le texte : toujours, dans les lettres duquel restait encore des traces rouges.
- Le hasard, Daphnée, c'est tout, voyons. De toutes façon c'est dans la boule, il me semble, que tu dois voir la réponse à ta question. Tu prends tout cela bien plus au sérieux que je ne le pensais.
- Non Amélie. Le plancher de la cuisine, il est à petits carreaux. Ça ne peut pas être un autre hasard, tu vois ?
- Le plancher ?
- Et la goutte de cire, C'est ce que j'ai vu dans le cube. J'ai demandé: Est-ce que le cube me montrera réellement l'avenir ? Et le cube m'a montré ce couvercle, face écrite vers le haut, à la lumière, sur le planché à petits carreaux de notre cuisine avec une goutte de cire rouge tombée dessus et une ombre penchée par dessus. Exactement comme ce que j'ai vu en me retournant pour le ramasser. Tout y était. Et là je gratte et c'est le mot toujours que je trouve sous la cire. Et tout ça, la plaque qui tombe, la lumière, la cire, c'est arrivé après que j'ai posé la question. Alors ça ne vient pas de moi. Ça vient bel et bien du cube. Il n'y a aucun doute. Et ça n'est pas pré-programmé comme je l'Avais cru.

-Wow! S'exlama Amélie en se radossant. Fixant la boule, d'une voix lointaine, lentement elle conclut: Alors ca fonctionne vraiment.
-Difficile à nier !
-On ne peut pas réfuter. Mais pourtant moi je n'ai rien vu. À croire que ca n'est que la personne qui pose sa main et qui pose la question qui peut voir la réponse.
-Ca me glace les sangs. J'ai l'impression d'être dans un film, ca ne peut pas arriver dans la réalité ces choses-là.
-Ca me fait peur aussi.
-Qu'est-ce qu'on fait ? Moi je suis d'avis de fermer tout ca.
-Tu as si peur que ca ?
-Pas toi ?
-Oui mais... Tu ressent plus de peur que de curiosité ?
-Difficile à dire, j'ai envie d'essayer encore mais quand j'y pense, j'ai trop peur et j'ai envie d'arrêtre. Sauf qu'à cette idée, comme tu dis, ma curiosité s'object.
-Je veux en avoir le coeur net.
-Tu as raison. Je suis avec toi. Daphnée avait parlé en orientant le cube vers Amélie, qui l'approcha et prit une grande respiration en fermant les yeux. Elle sourit nerveusement en les ouvrant à nouveau, cherchant le regard de sa cousine et meilleure amie pour y lire la complicité dont cette dernière venait de parler. Daphnée l'encourragea d'un hochement de tête vers la boule et Amélie posa sa main là où il faut. Presqu'aussi-tôt, elle la retira. Elle regarda sa cousine les yeux ronds comme des piastres.
-Qu'est-ce qu'il y a?
-...
-Amélie, ouhou ?
-J'ai... J'ai vu ma face !
-Mais non, attends, on va éteindre la lumière. Se faisant, Daphnée poursuivit: C'est surement juste le reflet de ton visage sur la boule, moi aussi je me voyais de mon côté, tu verras, quand le cube te montrera quelque chose, ce sera différent. Ce sera à l'intérieur et beaucoup plus clair. Elle était revenue s'assoire en tapottant en passant l'épaule d'Amélie pour la réconforter.
-Non ! non ! non ! Ca n'est pa ca, Daphnée, ca n'était pas qu'un reflet. Mon visage, bien distinc, au milileu d'une brume. Je souriais, le téléphone à l'oreille, ok, je sais ce que je dis.
-D'accord, je te crois, calme toi Amélie. Mais c'est curieux, avoue, tu n'as encore posé aucune question.
-J'allais la poser, je n'ai pas eu le temps, mais j'y ai pensé très fort. On dirait que tes cristaux sont vraiment perceptifs.
-wow ! C'était quoi ta question ?
-J'ai demandé si j'allais acheter cette voiture. Le vendeur doit me téléphoner demain si le premier acheteur ne l'a pas prise.
-Eh bien c'est bon signe. Puisque tu souriais. Tu vas l'avoir cette voiture ! Réjouis-toi !
-Tu imagine ce que l'on tient là ma vieille !? D'après-moi, il ne faut pas en abuser.
-Quoi ? on ne va pas moraliser, c'est une chance inouie ! Nous détenons, par ce cube, le déstin de nos vies !
Daphnée replaça le médium face à elle et réfléchit.
-Ok, mais ce soir, il est tard, tu ne crois pas ? Nous devrions aller dormir. Proposa Amélie.
-Arrête, cocotte, c'est les vacances ! Une dernière question.
-D'accord, demande si l'on va avoir un peu d'argent de plus pour nous gâter un peu.
-ok. Déposant sa main, Daphnée posa mentalement la question. Le visage d'une femme lui souriait poliment devant une vitrine donnant sur un boulevard, apparemment. Elle hochait la tête pour dire oui.
-Alors ?
-Il semblerait que oui. Si j'en crois cette femme. Daphnée raconta à Amélie. Les filles allumèrent le plafonnier et éteignirent les bougies sans les souffler. Autre détail que Daphnée connaissait. On ne souffle pas les bougies qui ont servit pour un rituel. On les éteint à la mèche ou avec un éteignoir. Ensuite elle fermèrent le coffret puis laissèrent le cube sur la table.


Chapitre 5 : deuxième jour.



Le lendemain elles en parlèrent toute la journée, se préparant des questions pour une prochaine séance. Le phénomène était beaucoup trop impressionnant pour utiliser ces avantages à la légère. Elles tenaient à bien se préparer d'abord et ne pas poser les premières questions qui leur venaient en tête. On ne sait jamais, se disaient-elles, peut-être qu'il y a un nombre limite aux question que l'on pouvait lui poser. Comme dans ces histoires de lampe magique où le géni n'accorde que trois voeux à celui qui le délivre. Ça paraissait ridicule mais au fond, il paraissait aussi ridicule la veille de croire que ce qu'elle savaient maintenant vrai pouvait être possible. Leurs prochaines questions posées sur papier en ordre de priorités, elles pouvaient vaquer à leurs occupations. leur prochaine séance était bien préparée, Elles allaient s'y adonner le soir venu. À la lueur des chandelles comme la veille.

En fin d'après-midi le téléphone sonna. Daphnée répondit, on demandait Amélie.
-Super ! J'arrive ! Merci !
-C'est une bonne nouvelle à ce que je vois.
-C'était la femme de la voiture que je voulais acheter. L'autre acheteur ne l'a pas prise, elle est à moi !!! Les filles se réjouirent et s'étonnèrent de la véracité des prédictions du cube. C'était vraiment incroyable ! Amélie prtit pour son rendez-vous et en revenant:
-Daphnée !
-Quoi ?
-Tu ne devineras jamais.
-Dis...
-La femme m'a raconté que l'autre acheteur s'était bien présenté, décidé d'acquérir la voiture. Mais comme il allait procéder à l'achat. Sa femme est sortie tout d'un coup de leur vieille voiture en furrie pour lui faire une scène incroyable. Il n'était pas question qu'il achète cette voiture. Elle lui criait dessus, à ce qu'il parraît, parce qu'il ne voulait pas lui payer un lave-vaisselle alors il n'était pas question qu'il se paie une nouvelle voiture et tout et tout. Et lui disait: Mais voyons donc, chérie, on s'était mis d'accord, qu'est-ce qui te prend ? Et elle répondait : Ouais bien j'ai changé d'idée finalement. Et lui : T'aurais pu y penser avant. Et elle : Si tu achète cette voiture, je te jure, je fais mes baguages, j'en ai plus qu'assez, tu n'est qu'un égoïste et tout et tout. Tellement, la vendeuse m'a dit qu'elle avait même cru qu'elle était entrain de se faire prendre par une caméra cachée vu la scène théatrale à laquelle elle assistait.
-Ha ! Ha! pauvre homme. Comme quoi le malheur des un fera toujours le bonheur des autres. Alors, tu me la montre cette voiture ?
-Oui, viens, on va faire un tour. Je vais aller la montrer à mes parents, mon frère , Karines et les autres.
- Ah ! Tiens ! Bonne idée, tu me déposeras au marché, il serait temps de faire quelques emplettes.

C'est donc ce qu'elles firent. Se donnant rendez-vous dans environ une heure au marché où Amélie avait déposé Daphnée. Daphnée put prendre son temps et se permettre d'acheter beaucoup plus qu'à l'habitude puisqu'elles disposaient maintenant d'une voiture, elle n'aurait pas à revenir à pied avec des sacs trop lourds. Elle rempli donc tranquillement son panier et en mit même sous ce dernier. Quand Amélie revint la chercher elle n'était pas seule. Daphnée était ravie de constater que Karine l'avait accompagnée. Karine, leur petite cousine favorite de cinq ans leur ainée avait été leur gardienne quand elles étaient petites. Elle avait toujours eu une grande attitude protectrice envers les petites et n'avait pas changé depuis. Amélie et Daphnée la considéraient comme une grande soeur, Karine était leur confidente. Bien plus qu'une petite cousine, une très grande amie. Les filles lui disaient toujours tout. Après l'avoir embrassée, Alors que toutes trois étaient à charger les emplettes dans le coffre de la voiture, Daphnée s'exclama :
-Oh non ! Elle regarda par la vitrine pour voir à l'intérieur du super marché puis sur le stationnement, personne ne l'avait suivie. Elle s'exlama à nouveau :
- Ah ! Je comprends tout maintenant !
-Quoi ? Demandèrent ses cousines.
-Ce qu'il y a sous le panier, je ne l'ai pas payé. Qu'est-ce qu'on fait ? Les filles rigolaient toutes trois et Amélie et Karine interrogèrent Daphnée à savoir comment cela avait pu se produire.
-Je vous raconterai. Mais pour le moment ? Elles étaient toutes d'accord et le déclarèrent en coeur:
- Pffff! On fiche le camps ! Elles riaient, nerveuses, en montant en voiture. Le trajet était très court entre le marché et l'appartement des filles. Elles avaient justement choisis cet appartement pour ce marché à proximité puisqu'elles faisaient les emplettes à pieds avant ce jour. Daphnée entra la première. Tendis qu'Amélie et Karine ammenaient des sacs, elle prit le cube qui se trouvait toujours sur la table puis le rangea sous l'évier. En rangeant les emplettes les trois cousines discutaient de choses et d'autres puis aussi-tôt que Karine s'éloigna un moment pour aller à la salle de bain Daphnée en profita pour demander à Amélie:
-Tu lui as parlé du cube?
-Non, j'attendais de t'en parler d'abord. Même si l'on lui dis toujours tout, je me disais que là c'était autre chose. Qu'est-ce que tu en dis?
-Merci de m'avoir attendue. Moi j'ai envie de tout lui raconter. C'est Karine après tout !
-Je sais, j'suis entièrement d'accord avec toi. On se fait une cafetière et on lui parle de ca devant un bon café.

Pendant que le percolateur faisait entendre son ronronnement allechant et dispersait ses effluves corsés aromatisés vanille, Daphnée téléphonna à sa mère. Elle voulait qu'elle vienne aussi entendre leur compte rendu.
-Daphnée, j'allais justement te téléphonner, mon lancement s'est tellement bien passé, j'ai été approchée par la presse, je pars une semaine à montréal pour rencontrer des gens pesants qui ne sont que de passage. Je ne peux pas manquer ça.
-Wow ! Super ! Je suis contente pour toi maman, t'es la meilleure, je l'ai toujours su ! Tu es faite pour écrire, et tu deviendra connue. Je suis très fière de toi, tu pars quand ?
-Je pars aujourd'hui, je vais y passer une semaine avec ma soeur Nancy on fera les boutiques et on sortira un peu, comme à l'époque. C'est excitant ma chérie ! Je te raconterai tout. Il faut que je te laisse, je t'embrasse fort, embrasse Amélie et dis-lui un gros merci d'avoir gardé le secret. Je T'aime ! Je te laisse, bye bye.
-Ah mais maman ! Juste avant de te laisser aller, tu sais le cube ?
-Oui ? Vous avez trouvé à l'ouvrire ? Je n'ai pas bcp de temps ma belle, nous partions là et je veux appeller tes frères pour les en aviser et les ambrasser avant de partir.
-Ok, mais maman, il prédit vraiment l'avenir.
-Vous croyez ? J'aimerais bien voir ca ! Alors à la semaine prochaine. Je viendrai vous voir, je passerai toute une soirée avec vous et on regardera ca d'accord ?
-D'accord maman, sois prudente, je t'aime ! Encore bravo et à triens bientôt. Bisous
-Bisous ma chérie à bientôt.

-Hé ! la cousine !
-Quoi ? Amélie et Karine auraient toute deux répondu d'ordinaire mais pour avoir entendu ce qui s'était dit, toutes deux savaient que la question s'adressait à Amélie.
-Alors tu connaissait la nouvelle, ma cocquine. Maman te fait dire merci d'avoir gardé le secret.
-Elle voulait te le dire elle-même. Ma mère était contente, elles avaient toutes les deux l'aire très ravies à l'idée de s'évader une semaine ensemble.

Chapitre 6 : Qu'en dira Karine ?

Les filles invitèrent leur cousine à partager avec elle le repas du soir. Elles mirent une pizza au four, et allèrent s'installer au salon de chaque côté de leur convive bien aimée pour siroter leur café. Amélie, d'un regard vers Daphnée, rechercha son approbation. Daphnée acquiesças. Amélie se tourna vers Karine et déclara:
-Karine ! On a quelque chose à te raconter mais il faut que tu nous promette de ne pas nous prendre pour des folles. Sur ces mots, avec Daphnée, elle rigola nerveuse.
-Je ne peux pas, je ne sais même pas de quoi il s'agit. En plus, je sais très bien que vous êtes complètement folles toutes les deux, ne me fais pas promettre une chose comme celle-là, je vous en pris! Ah! Les filles, c'est comme ca que je vous aimes, mes cocottes, vous le savez. Qu'est-ce que vous voulez me raconter ?
-Commence Amélie.
-D'accord. Amélie posa machinalement les mains sur les genoux de Karine dans cette attitude maternelle que cette dernière avait toujours envers elle et Daphnée. Laissant présager que ce qui allait suivre était délicat à dire. Elle commença:
-Karine, ce que l'on va te dire va te sembler incroyable mais il faut que tu nous croies tout-de-même. Même si ça défit toute logique et que ça va à l'encontre de toutes tes croyances, il faut que tu sois comme jamais, ouverte d'esprit. Durant ce préambule, Daphnée alla chercher le cube qu'elle vint poser sur la table du salon devant Karine.
-Wow ! Qu'est-ce que c'est beau ! Les filles lui expliquèrent comment il était tombé en possession de Fay et tout ce que cette dernière leur avaient raconté. Karine eut une réaction très similaire à celle que les filles avaient eu aussi face à ce récit. Daphnée trancha dans le rire en déclarant.
-Ils n'étaient peut-être pas si fous après tout. Après ce que l'on va te dire, tu comprendras peut-être mieux qu'ils aient pu croire cet objet maléfique. Je ne dis pas que c'est ce que nous croyons aussi, mais, oui, j'admet que certaines personnes puissent le voir ainsi. Elles relatèrent à Karine, dans un récit désordonné et ponctué de : et là... Et de: Crois-le où non.. Et encore de: Je te jures! mais tout ça dans un désordre déconcertant, et un fabuleux cohu, l'expérience du cube qu'elles avaient faite la veille. Elles lui dévoillèrent le secret de l'ouverture du cube mais sans aller plus loin dans la démonstration. Comme vous et moi. Karine n'y cru pas. Malgré toute l'affection qu'elle avait pour les filles et la confiance qu'elle avait en leur parole, elle trouvait plus crédible qu'elles aient pu imaginer tout ça tant elles y croyaient, tant elles étaient crédules, se dit-elle, même, que d'admettre que ce machin puisse avoir un quelquonque pouvoir. Mais elle devait trouver formule plus délicate pour leur exprimer le fond de ses penser.

Les filles attendaient fébriles, pendant que la pizza cramait, la réaction de Karine. Celle-ci leur signala justement qu'il flottait dans l'air une odeur de sandwiches à la dernière minute accompagnés de crudités. Les deux adeptes du cube, comme elles pouvaient facilement imaginer que Karine devait penser les qualifier, échangèrent un regard déçu. Résolu. Daphnée se leva, tappant sur ses cuisses et se dirrigea vers la cuisine. Amélie s'adossa, croisa les bras et tappa du pied. Quand Daphnée revint avec une pointe pour chacune de semelle toute garnie triple fromage avec oignons, Karine déclara: Non ! Non ! Non ! On ne va pas manger ça ! On s'en commande une vraie bonne, c'est moi qui l'offre ! Elle téléphona à la pizzeria, réfléchissant, tout en commandant, devant la binette de ses cousinettes toutes déçue et désemparées, à ce qu'elle allait bien pouvoir trouver pour les réconforter. Une pizza n'allait certainement pas suffire à se faire pardonner. Les filles comptaient sur elle pour les croire et les supporter. Elle n'aimait pas du tout l'idée de les décevoir mais celle de leur mentir non-plus. Il n'était pas question de faire semblant de les croire. Amélie alla vider les assiettes et Daphnée fixait la boule. Aucune ne disait quoi que ce soit. Elles n'en avait aucune envie. C'était au tour de Karine et c'est ce qu'elle fit:
-Les filles, voyons, ne me faites pas cette tête, d'accord ? Écoutez. Vous-même, admettez que tout ça n'est pas crédible. Vous ne devriez pas être surprise de constater mon doute. Mais je ne doute pas de vous ! Vous le savez bien ! Je ne doute jamais de vous. Je crois seulement que...
-Que ? Incitèrent les filles, Karine à continuer.
-Et bien, je crois... Au fond, ça n'est pas que... Je veux dire... Vous êtes si...
-Si quoi ? (En choeur encore une fois.)
-Non non! rien ! Enfin, rien de négatif, vous êtes formidables, vous le savez bien, ce que je veux dire c'est qu'il faut l'avouer, vous êtes très douées pour vous faire des peurs. Les filles roulaient des yeux en serrant les lèvres. Karine poursuivait:
-Ça n'est pas la première fois que vous avez l'impression qu'il se passe quelque chose d'inexpliqué autour de vous et chaque fois ça se solde par une explication tout à fait terre à terre et vérifiable et cette fois-ci ne fera pas exception, c'est ce que j'en dis, c'est tout. Mais je ne vous crois pas folles, je blague toujours oui, mais je sais que vous êtes très équilibrées. Vous êtes peut-être simplement un brin... Impressionnables. Voilà tout.
-Impressionnables ! S'exclama Daphnée. Tu sais ce qu'on va faire ? Reste avec nous ce soir et si tu n'est pas au moins aussi impressionnée que nous après la séance, on se rendra à l'évidence que l'on a tout imaginé.
-Mais les filles, vous savez, je suis persuadées que vous croyez vraiment ce que vous me dites. Vous ne me mentez pas ça je le sais mais ce qu'il y a c'est que ça ne se peut pas. Vous avez sans doute simplement vécu une expérience d'auto-suggestion amplifiée par la peur et redoublé par le fait d'être deux à y croire. Le livreur se pointa. Karine alla acquitter. Ensuite elle poursuivit:
-Je suis désolée les filles, je ne pourrai pas rester. Une autre fois promis. J'avais dis à Keaven que je ne rentrerais pas tard, il a très rarement congé vous comprenez ?
-Juste un essaie, insista Amélie. Juste pour te prouver.
-Je ne dis pas non mais pas ce soir. Il sera encore là demain ce cube, non? À moins qu'il n'ait aussi la faculté de se dématérialiser pour se rematérialiser ailleurs juste pour vous faire peur. Karine savait qu'elle aurait mieux fait de se taire. Elle regretta aussi-tôt ce manquement. Elle s'excusa. Les filles ne bronchèrent pas. C'était presque pire. Elles ne boudaient pas mais n'en étaient pas loin. Elles avaient passé l'âge et n'avait pas l'habitude de remettre ça mais ce soir là était différent. Karine voyait bien que quelque chose les dérangeait vraiment.
-D'accord les filles, si vous y tenez, je téléphone à Keaven, je reste avec vous. Mais les filles refusèrent. Elle ne voulaient pas faire manquer à Karine une occasion de passer une soirée dans les bras de son amoureux. Karine insista. Les filles firent de même. Puis pour l'en convaincre elles se mirent à blaguer et à jaser joyeusement, qu'enfin cette tension et cette sensation pour Karine de devoir non rempli envers elles, la quitte. Qu'elle puisse partir l'esprit tranquille et profiter du reste de sa soirée. Il était déjà tard, les filles la remercièrent d'être restée jusque là et la prièrent de quitter aussitôt son repas avalé. Il était huit heure quand elle fini par partir.

Après le départ de Karine, Amélie fit remarquer:
-Tu ne nous as jamais dis ce qui s'est passé à l'épicerie.
-Ah ! Rien de spécial, d'habitude je n'ai rien sous le panier alors quand la caissière m'a demandé si j'avais quelque chose sous le panier, j'ai dis non. Par habitude. Elles rirent. Et Daphnée poursuivit:
-Mais là où ca devient plus spécial, c'est que je suis passée à la caisse rapide mais en comptant les articles dans mon panier, je me suis rendue compte que j'avais deux articles de trop. Sans compter sous le panier, bien sur, alors je lui ai demandé si je pouvais passer tout de même à sa caisse puisque j'y étais déjà. Et elle m'a répondu oui d'un hochement de tête, souriant poliment. C'est là que je l'ai reconnue. C'est la scène que m'avait montré la boule mais je n'ai pas saisis tout de suite le rapprochement avec ma question qui était à savoir si nous allions avoir un peu d'argent de plus à dépenser mais j'ai compris dehors, en regardant sous le panier. Sais-tu combien j'ai économisé de cette façon?
-Un bon montant, j'en suis sur, déjà le savon lessive et l'assouplisseur, tous les produits de beauté et de nettoyage. En plus de la litière et la nourriture pour le chat de ta mère. Au moins 60$
-100$ Je pourrai dire à ma mère qu'elle n'a pas besoin de me rembourser ces achats.
-C'est super!
-Oui ! Et parlant du chat de maman, il faudrait aller tout de suite le chercher. Il n'aime pas passer la nuit tout seul.

Mozart, l'himalayen de Fay, pour un chat de cette race, d'ordinaire snob et indépendant, était très affectueux et câlin. Il se posait sur les cuisse de quiconque restait assis plus d'une minute et remontait aussitôt que l'on le chassait. C'est donc le chat sur les cuisse que Daphnée s'installa ce soir là à table avec Amélie.

jeudi 22 novembre 2007

dimanche 28 octobre 2007



C'est moi !


Ne portez pas attention aux dates, comme je le disais, ca n'est que pour faire en sorte que l'histoire soit lisible dans l'ordre. Pour tous posts ne faisant pas partie de l'histoire, je les posterai à date. Ainsi, comme celui-ci, ils se retrouveront en bas du roman.

Voilà. Je voudrais aussi (Sans vouloir insister^^) Vous inviter à voter pour moi à l'adresse plus bas sous le titre :

C"est bien ? Alors votez svp.

Ca m'aidera beaucoup. Et le plus beau c'est que vous pouvez voter à chacune de vos visites. La seule limite est que vous ne pouvez voter plus d'une fois en deux heures.


C"est bien ? Alors votez svp.

Juste en cliquant ici. Un petit vote gratuit.
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