Chapitre 1 : L'ambiance.

Ce soir là, enfin installées dans leur nouvel et tout premier appartement à elles, elles décidèrent de s'offrir une soirée frissons. Bien calées dans leur vieux canapé, les jambes relevées, dans le noir noir, les rideaux tirés.
- Moi aussi, on allume ?
- Oui, vas-y toi.
- Ah ! Non ! Je ne mets pas un pied à terre !
- Voyons donc, Amélie, tu exagère, ça n'est pas le premier film d'épouvante que l'on écoute toi et moi.
- Tu as raison, alors pourquoi tu n'y vas pas ?
- Donnes-moi la télécommande que j'arrête ce film deux minutes.
- Ça n'est pas toi qui l'ai ?
- Non, c'est toi la dernière à l'avoir prise. Tu voulais faire une pause pour aller au petit coin.
- Ah c'est vrai zut ! J'ai remis le film en marche directement du lecteur en revenant. Je dois avoir laissé la télécommande à la salle de bain.
La sonnette de la porte d'entrée retentit. La porte s'ouvrit. Quelqu'un entra et alluma.
- Maman ! Je suis contente de te voir. S'exclama Daphnée. Et c'était plus que vrai. Amélie aussi était soulagée d'ailleurs.
- Bonsoir ma tante ! L'acceuilla t-elle joyeusement. Fay fronça les sourcils, d'un air faussement réprobateur, son sourire en coin.
- Vous êtes encore à visionner des films pour vous faire peur à ce que je vois. Un film de fantômes c'est ça ? d'esprit frappeur ? D'exorcisme ? C'est bien vous ça les filles. Telles que je vous connais vous allez téléphoner à Maxime ou Steve pour venir passer la nuit avec vous ensuite, ne me dites pas le contraire.
Daphnée, en se levant et se dirrigeant vers le téléviseur pour mettre fin à cette projection angoissante juste comme l'actrice principale allait ouvrire la porte pour franchir le seuil d'une terreur qu'elle ne soupçonnait pas encore en découvrant enfin que ça n'était malheureusement pas son petit ami qui avait lancé ces cailloux à sa fenêtre. Rouspetta:
- Maman, franchement, ça fait longtemps que je n'ai plus besoin de mon grand frère pour me rassurer. De toutes façons, parlant de Maxime, tu savais qu'il avait une nouvelle copine ?
- oui je sais, je l'ai même rencontrée une fois. Il est venu me la présenter. Elle a l'air très gentille.
- Je n'oserais pas le déranger avec de petites phobies alors qu'il est sous le coup du coup de foudre. Nous n'avions même pas peur d'ailleurs, alors... D'un petit regard en coin échangé avec Amélie, Daphnée s'avoua soulagée que Fay soit arrivée. Les deux cousines savaient très bien qu'elle avait raison. Elles auraient sans aucun doute appelé Maxime ou Steve, le frère d'Amélie, pour venir à leur rescousse dans les prochaines minutes comme elles le faisaient souvent. Se dirrigeant vers le fauteuil, Fay annonça:
- Venez voir ça les filles. J'ai trouvé ce truc chez un antiquaire. Ça doit bien avoir 1000 ans ! Je ne sais pas à quoi ça sert mais c'est vraiment très intéressant. Elle sorti de son sac un cube en bois d'environ un pied carré orné de signes et figures étranges rappellant la sorcellerie.
-Alors, qu'est-ce que vous en dites ? Les filles restèrent médusées un moment. Puis Amélie commenta :
- C'est magnifique ! Et Daphnée renchérit :
- Ça alors ! Qu'est-ce que ça peut bien être ? Où l'as-tu déniché tu disais ? Elles réagissaient bien comme Fay l'avait éspéré. Elle savait qu'elles allait "adorer"
- Chez le nouvel antiquaire, tout près d'ici. Cet objet est vraiment fascinant! Ah! Il faut que je vous raconte: Le vendeur était un type très étrange. Un vieil homme à l'air vraiment dérangé. Son fils était là aussi et franchement, il ne donnait pas non-plus l'impression d'un homme très équilibré. Les filles l'écoutaient à peine.
- Mais maman, dis-moi, tu as du débourser une fortune !
- Finalement non. Ça ne m'a rien coûté. Attendez que je vous raconte.
- Mais... l'interrompit Amélie s'accroupissant à la hauteur de la table du salon où Fay venait de déposer l'objet. Il faut bien que ça serve à quelque chose, il doit bien y avoir moyen d'ouvrir ce truc, mais je ne vois aucune penture.
- Vous m'écoutez ? Amélie s'excusa:
-Oui, deux mecs bizarres, continus, pardon.
-Les filles, vous auriez du voir ça. Deux vrais fous ! Le vieil homme, au départ, était seul dans l'avant-boutique. Il était très aceuillant et jovial et semblait tout à fait normal. Mais dès que je me suis approchée du cube, il est devenu nerveux. Il est venu vers moi et m'a dit :
- Cet objet ne sert à rien mais pour décorer ça a vraiment un cachet unique. Je regardais le cube, il était posé sur une tablette tout au fond du magasin. L'homme restait là, derrière moi, à regarder par dessus mon épaule. Il piétinait. Vous savez comme je suis, je n'aime pas ce genre de proximité. J'ai voulu m'éloigner mais c'est à ce moment là qu'il s'est décidé à me dire:
- Faites un prix. Il est à vous. Alors j'ai pris l'objet pour mieux l'observer. mais il me l'a presque arraché des mains. Il me dit: attention ! Ça n'en a pas l'air comme ça mais c'est très fragile. Il l'a apporté jusqu'au comptoir. Je l'ai suivit. Laissez-moi vous dire que j'étais bien plus à l'aise maintenant qu'il y avait ce comptoir pour nous séparer. Toujours est-il qu'il a déposé le cube entre nous et m'a demandé à ce moment combien j'étais prête à payer. Je réfléchissais et lui avait l'air de réfléchir aussi. Je lui proposai d'abord cent dollars mais je suis persuadée que ça en vaut beaucoup plus. Il ne répondait rien. Il restait là et se frottait le menton en hochant la tête. On aurait dit qu'il allait changer d'idée. Il avait vraiment l'air tiraillé entre un oui et un non, il se grattait nerveusement les joues, le front, puis se raclait la gorge. Je devenais mal à l'aise. Je lui donnais encore dix secondes avant de lui lancé : Alors, tu me le vend ton machin oui ou non?
-Mais tu disais que tu ne l'avais pas payé.
- J'y arrive. Je commençais à penser qu'il n'osait pas me dire que mon offre était ridicule mais non, il me dit finalement : Regardez ce que l'on va faire. Je vous l'offre mais il faut me promettre de ne pas l'ouvrir d'accord ?
-Ah! Ha! Je savais que ca s'ouvrait !
-Mais attendez, il ajoute alors bien sérieusement: Cet objet, madame, est un objet maudit. Les filles, rendez-vous compte ! Il y a des gens qui ont vraiment beaucoup trop d'imagination. Il poursuit en me disant : C'est un coffret polichinelle. Un très très vilain polichinelle madame. Un polichinelle maléfique, je vous le dis, vous devez me croire. À ce moment là un jeune homme est sorti de l'arrière boutique. Et là il regarde une seconde la scène, constate et s'objecte :
- Papa ! qu'est-ce que tu fais ? Tu ne peux pas vendre le cube, tu es fou ! Alors le vieux me le mit dans les mains en grommelant puis il répondit à son fils sans le regarder:
- Je sais ce que j'ai à faire. Retourne à l'inventaire. Mais l'autre resta là et s'adressa à moi :
- Écoutez madame, je vous assure que vous êtes entrain de faire la pire bêtise de toute votre vie, croyez-moi... Ne prenez pas ce coffret. Je souris, j'étais embarrassée. Que répondre à ça ?
Je dis alors:
- Je trouve pourtant qu'il a l'air très inoffensif, et il est magnifique, je le prends. Alors il m'a dit que j'avais tord de me fier aux apparences et que je n'allais pas tarder à regretter mon choix. J'en avais assez de rester là, jouant le jeu. Si j'étais restée une seconde de plus je les aurait traités de détraqués. Mais je préférais rester polie alors je m'excusai de devoir partir, leur souhaitai une bonne journée et commençai à m'éloigner. Le jeune homme, alors, m'a crié dessus : Ne l'ouvrez surtout pas ! Je vous en conjure, ne l'ouvrez pas. Et juste avant que je franchisse la porte il a ajouté : Je vous aurai prévenue ! J'aurai vraiment tout entendu dans ma vie ! Les filles étaient très intriguées. Fay poursuivit :
- J'ai d'abord cru que le vieux agissait ainsi pour m'intriguer. Une tactique de vente très original mais puisqu'il me l'a donné... Elle jeta un coup d'oeil à sa montre et remballa sa précieuse trouvaille.
-Mes puces, il faut que je vous quittes. J'ai une grosse journée demain, vous vous sentez assez braves pour passer la nuit seules ?
- Ne t'en fais pas pour nous ma tante, voyons ! On est plus des bébés.
- Ah mais pour tout te dire, maman, on s'est peut-être fait des peurs avec ce film. Je crois que l'on devrait se distraire un peu. Laisse-nous ton cube, on va l'étudier de plus près. Ça nous fera passer le temps et penser à autre chose que ce film de revenants que l'on écoutait avant que tu n' arrive. Perspicaces comme on est, tu sais bien, s'il a une utilité ton coffret, on va la trouver hein Amélie ?
- Oui ! Ça c'est certain, allez ma tante, on en prendra bien soins.
- Toutes ces histoires de malédiction ne vous effraies donc pas ?
- pfffffff, fit Amélie, ça ne peut pas être pire que le film de tout à l'heure.
- Moi ça me va. Je suis tout à fait de cet avis mais vous qui êtes beaucoup plus impressionnables, d'ordinaire, cela me surprend que vous vouliez même y toucher après ce que je vous ai raconté. Bon et bien, si quelques démons se présentent, faites brûler de l'encens. Fay rigolait bien sur. Elle embrassa les filles et quitta, pas le moins du monde inquiète.
-Impressionnables ? Nous ? Rigola Amélie. Bon, peut-être un peu mais réalistes aussi. Un cube de bois maudit, qu'est-ce que tu en dis ? Elles rirent toute les deux, d'un petit rire excité, par la curiosité. Elles étaient très intriguées.
Les deux cousines, avec grand intérêt, apportèrent le cube sur la table de cuisine allumant toutes les lumières sur leur passage.
- Elle est bien drôle ta mère !
- Pourquoi tu dis ça ? Elle sait bien qu'il n'y a pas de quoi avoir peur, elle nous taquinait.
- Je ne parle pas de ça mais du fait qu'elle soit venue comme ça. Elle fait toujours ça, passer juste une minute et repartir. Elle a toujours un nouveau prétexte pour venir mettre son nez.
- La tienne fait ça aussi je te ferai remarquer.
- Je sais.
- Elles ne veulent pas croire qu'à 18 ans, on puisse être capables de s'occuper de nous toutes seules. Il parait qu'on ne cesse jamais de s'en faire pour ses enfants.
- Daphnée, regarde !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- La face du dessus du cube semble être sculptée dans deux pièces différentes contrairement aux autres faces.
- Quoi ?
- Oui, regarde, le cercle au centre... Ah ! tiens ! J'avais raison, il tourne !
- Super ! Ça doit être comme ça que l'on ouvre.
- J'ai fait tout le tour pourtant et rien n'a bougé.
- Essaie plus lentement.
- Toujours rien.
- Hé regarde ! Je viens de remarquer quelque chose. Chacune des faces est différente des autres par ses motifs sauf pour son centre. Le même cercle au centre revient sur chacune, mais orienté différemment. Tu vois l'horloge grand-père ? Sur cette face elle est debout. Sur celle-ci elle est orientée vers le bas. Sur celle-là vers la gauche et sur la dernière vers la droite. Mais aucun des autres cercle ne tourne.
- Je me demande si en dessous... commença Amélie... Elles penchèrent doucement le cube pour constater qu'en dessous il n'y avait pas d'horloge dans le cercle central. Juste des rayons rappelant avec le dit cercle, une roue de chariot.
- Daphnée !
- Quoi ?
- Regarde ça ! Les horloges affichent toutes des heures différentes !
- Tu as raison ! On doit approcher de la solution.
- Alors voyons voir... Récapitulons... Comme indice on a : Une roue de chariot; une horloge grand-père dans quatre sens différents qui montre quatre heures différentes. cinq avec celle du dessus mais dont la position reste à déterminer.
- J'imagine que tous les autres motifs doivent être des pseudos symboles magiques. Je crois vraiment que la clef pour ouvrire réside en la compréhension de la signification de cette horloge. L'heure signifie le temps. Tu l'as faite tourner dans quel sens le cercle tout à l'heure ?
- Je ne sais pas, comme ça. Dans le sens des aiguilles d'une montre.
- Ok. Donc ça n'est pas la solution. L'heure, le temps, l'heure... Attends. Sur celle du dessus il est minuit.
- Ou midi.
- Tu as raison, je préfère midi. Sur celle-ci il est une heure, celle-là deux heures, l'autre trois heures et la dernière quatre heures. Si l'on suivait l'ordre du temps en orientant l'horloge du dessus par rapport à celles du tour. Ça voudrait dire de la tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Amélie s'executa.
- Ça ne donne rien. C'aurait été trop simple. Ça n'aurait pas valu de faire tout ce mystère pour quelque chose qui aurait pu se trouver par hasard en tournant simplement la rondelle dans un sens puis dans l'autre.
- Tu as raison, Mais alors... Pointe ton horloge vers celle qui marque une heure. Ensuite, si je regarde celle qui marque deux heures, elle a la tête en bas. En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, place ton horloge pareillement. Maintenant celle qui marque trois heures est couché vers la gauche.
- Je reviens dans le sens inverse. Et je retourne ensuite dans le bon sens pour la coucher vers la droite comme la dernière horloge. Le même principe que le cadenas à numéros en fait. Mais la roue ?
- Je ne sais pas trop.
- Ça ne devait être qu'un indice. La roue tourne et tourne ça devait être pour nous signaler que quelque chose devait tourner mais je l'avais déjà remarqué.
- Je crois qu'on y est.
- Désolée, c'est pas ca.
- Non ? Attends. un heure, comme ca, deux, heures comme ca... Ah! Je sais. Quand tu tourne dans le sens inverse des aiguille d'une montre l'heure devrait reculer et non avancer. Donc tu t'oriente comme on disais vers l'horloge qui marque une heure. Ensuite, en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre tu vas coucher ton horloge vers la gauche. Comme celle qui marque trois heures, tu pige ? Donc quand tu reviendras dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ce sera pour positionner ton horloge la tête en bas comme celle qui marque deux heures. Puis tu remonte dans le sens correct pour atteindre quatre heure donc coucher ton horloge vers la droite. Amélie s'éxécutait au fure et à mesure et alors un clic se fit entendre dès qu'elle eut couché l'horloge à droite. Les filles sautèrent de joie. Amélie voulu tenter de voir par ou il fallait ouvrir mais Daphnée l'arrêta. Elle empoigna le téléphone en disant:
- Je veux que ma mère voit ça avec nous ! Amélie lui arracha l'appareil.
- Arrête, elle est partie dormir ta mère. Il est bien trop tard pour téléphoner chez les gens. On lui montrera demain, allez, on continus.
- D'accord. Voyons ce qu'il y a là dedans. Bizarrement, bien que la jubilation soit la plus forte, il y avait, qui se mélangeait à elle, une impression partagée de profanation. Elles allaient découvrir ce que recélait cet objet dit maudit, bien que sans aucun doute tout à fait inoffensif, et ce, contre les avertissements répétés d'un vieil homme qui devait savoir ce qu'il contenait mais qui ne savait évidamment pas ce qu'il disait. Les divagations d'un vieux fou n'allaient pas les empêcher de satisfaire leur légendaire curiosité. N'empêche, quelque chose leur disait qu'elles ne devraient pas. S'il était fermé au moyen de ce mécanisme, ça devait être parce qu'il ne devait pas être ouvert par n'importe qui. D'un autre côté, puisqu'elles avaient trouvé, elles ne devaient pas être n'importe qui. De toutes façons, elles allaient ouvrir quand-même.
Les quatre côtés latéraux du cube se rabattaient sur la table de sorte que la pièce du fond, au centre se trouvait plus haute que les autres d'une auteur égale à l'épaisseur du bois. La face du dessus, elle, devenait amovible. En la soulevant on obtenait un carré de bois troué au centre. Le cercle qu'il avait fallu tourner pour ouvrir étant resté fixé sur un petit dispositif très décoratif qui trônait sur le dessus de ce qui semblait être une boule de cristal fixée elle à l'intérieur de la pièce centrale. Une boule de cristal sur un socle magnifique en bois sculpté comme le reste à travers lesquelles gravures les cousines reconnurent le signe de l'infinie. Un huit un peu allongé en position horizontale.
Sur la face interne de la pièce du dessus du cube, que l'on pouvait maintenant désigner comme étant le couvercle du coffret, il y avait des inscriptions mais les filles ne les lurent pas tout de suite. Elles admirèrent l'objet magnifique sortie tout droit d'un filme fantastique qui se trouvait devant elles. Elles n'en revenaient pas. Jamais elles n'auraient pu imaginer. Personne , d'ailleurs, ne l'aurait pu. Juxtaposant le carré central, les côtés rabattus sur la table offraient aussi des dispositifs assez particuliers sur leur face maintenant dévoilée. Sur le carré que l'on plaçait machinalement devant soi en ouvrant le cube il y avait le tracé d'une main, creusé dans le bois. Une main droite dans la paume de laquelle se trouvait un cristal presque plat,un peu bombé et transparent de la circonférence d'une balle de golf. Un cristal semblable mais beaucoup plus petit était aussi incrusté sur la deuxième phalange de chacun des doigts pouce y compris. Les autres carrés étaient tous trois identiques. on y trouvait un creux. Socle pour y faire tenir debout une chandelle, c'était évident car à côté de ce socle se trouvait, insérée dans une forme creusé à cet effet, une chandelle retenue par une cordelette de cuir nouée. Une chandelle rouge à moitié consumée. À côté de chacune des chandelles se trouvait un numéro gravé dans le bois. Un, sur la planchette gauche, deux sur celle opposée à la main et trois sur la droite.
Les filles se laissèrent tomber sur leur chaise. Wow! Elles s'était exclamées ensemble.
- Incroyable ! ajouta Amélie.
- Vraiment !
- Je n'en reviens pas !
- On a une loupe ?
Il leur en fallu une pour déchiffrer les écritures à l'intérieur du couvercle.
- Alors, qu'est-ce que ça dit ? Demanda Daphnée à Amélie qui déchiffrait les pattes de mouches gravées avec quelque chose de très petit il y a apparemment très longtemps d'après l'usure du bois probablement due à de multiples manipulations.
- Vous avez ouvert le cube. Êtes-vous prêt pour ce qui va suivre ? Le cube pourrait vous le dire mais attention. Le cube ne ment jamais. Il donne ses prédictions et elles s'avèrent toujours vraies. Je sais ce que je dis. C'est moi qui l'ai conçu. posez et allumez les chandelles dans l'ordre, placez votre main droite à l'endroit montrée, posez une question et attendez la vérité. Observez et vous verai. Émile dit de Lacoursière. 1838.
- wow ! 1838 !
- Il y a autre chose d'écris plus bas mais d'une écriture moins nette. Plus nerveuse on dirait, c'est écrit tout croche attends: La première prédiction que le cube ai donné est la suivante : Le cube ne sera jamais détruit. Ni caché, ni conservé. Il deviendra connu, il aura circulé. Et dire que c'est là ce que j'avais souhaité.
- Bizarre... Commenta Daphnée.
- Un autre genre de dérangé. Il doit être un lointain parent des gens qui tiennent la boutiques dont ta mère nous a parlé.
- C'est ça, oui. En riant, Daphnée continua: et ce cube est leur seul héritage, c'est pour ça que le fils ne voulait pas le vendre. Amélie rigolait aussi. Tout ca leur semblait d'un ridicule !
- Ça se pourrait, mais quand même, ça n'est pas une raison pour devenir fous.
- Non, ça c'est leur héritage génétique. Les filles pouffent de rire en coeur puis reviennent au cube. En l'orientant vers elle et mimant de poser sa main à l'emplacement prévu, Daphnée demanda sur un ton suspicieux, comme accordant une personnalité propre à l'objet, même s'il était évident qu'il n'allait pas lui répondre: Alors comme ça tu prédit l'avenir ... ?








